Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 12:12

Un petit clip co-produit par My Little Paris et Sosh.

Plutôt bien vu...

 

 

 


 
NDLR: je pense qu'on peut extrapoler la tendance aux open-spaces de province... je pense...

 

 

 

 

 

 

 

Par Sonja Flusin - Publié dans : Humeurs & Tendances - Communauté : humeurs critiques
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Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 12:27

A l'heure où l'on annonce en France, au titre de "cadeau empoisonné de la présidence Sarkozy à son successeur " une croissance réelle bien inférieure à celle qui était  annoncée, l'écho du "cas islandais" (post du 04/12/2011) revient faire bruisser la Toile et clavarder les internautes qui ironisent allègrement sur les 1,5% promis en 2012 à la petite île du nord, quand l'Union Européenne va peiner à atteindre les 0,5%.

 

Evidemment ça gratte au entournures de la pensée dominante...


Et ça ramène au devant de la scène une révolution qui dérange.

 

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Lire l'article paru en janvier 2012 sur le site de Médiapart

 

 

 

L'on a fêté hier en Espagne, le premier anniversaire de la naissance du mouvement des "Indignados", dont il est de bon ton de déplorer mollement l'impossible action concrète et la naïve illusion démocratique. Comme un aveu désenchanté d'échec irrémédiable à toute forme de lutte, ou simplement de résistance...

 

Pourtant, à quelques milliers de kilomètres seulement, dans le silence tranquille de sa nuit glacée, l'Islande fait la preuve, jour après jour, qu'une révolution citoyenne, pacifiste et efficace est possible.


Depuis quatre ans, les habitants de ce pays font ainsi la nique à la doxa économique et politique du moins disant, faisant la démonstration éclatante que le pragmatisme n'est pas du côté que l'on croit.

 

Quatre ans...

et rien ou presque dans les grands médias de masse.


Quatre années d'omerta, qui s'ajoutent aux innombrables couvercles de plomb, imposés sur tous ces sujets qui fâchent : corruption, nucléaire, santé publique, éducation, progrès...

 

Il m'est arrivé, il y a quelques jours, ce court film, estampillé theplott911, nom de code d'un activiste québécois qui s'est donné pour mission de diffuser des éléments de réflexion favorisant une pensée critique éclairée (voir le site www.univerevolution.org)


Cette vidéo propose une mise en scène simple et ludique de la situation islandaise, et pointe avec pertinence le rôle ambigü des médias dits "d'information"

 

 

 

 

 

En six mois, ce site (d'audience et d'ambition pourtant très modestes) a vu son compte YouTube suspendu par deux fois... pour des motifs dont la futilité susciterait le rire s'ils n'étaient l'indice d'un mal beaucoup plus profond de notre civilisation :

une sorte de terrorisme idéologique rampant, d'essence néo-libérale, véritable rouleau compresseur de la pensée dominante, qui écrase impitoyablement toute vélléité de dissidence.

 

Bien sûr, il est des cas, sans doute nombreux, où l'on peut déplorer la liberté sans contrôle de la Toile. De la même façon qu'à toutes les époques on a pu déplorer le bavardage stérile des commères, les rumeurs des comploteurs, la médisance ordinaire et la multitude des légendes urbaines. Tout ce "buzz" inhérent à l'espèce humaine et qui, pour n'être pas cyber n'en a pas moins toujours comporté, toute la vacuité et toute la dangerosité, aujourd'hui reprochées au web et à ses réseaux sociaux.


Reste que dans le contexte ambiant, le web est le canal qui permet que perdure et se diffuse une alternative à cette version très convenable et très comptable d'une nouvelle "loi de la jungle" qui fait fi des hommes comme elle fait fi de la planète, au détriment du plus grand nombre...

 

En ces lendemains d'élections moroses, le web nous rappelle qu'un autre monde est possible... pour de vrai... n'en déplaise à ceux qui aimeraient faire la sourde oreille.

#loidemurphy one more time ;-) 


 

 

NDLR : merci à Philippe & à Stéphane pour les liens ;-)

 

 


 

Par Sonja Flusin - Publié dans : Planet'éco
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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 12:21

Il y a vingt ans, la loi Evin lançait le début d'une guerre contre le tabac, l'alcool et l'obésité.


Si le volontarisme des pouvoirs publics s'est bien manaifesté dans les deux premiers domaines, sur le troisième volet, il est peu de dire que le législateur se hâte lentement...

 

Résultats :

- entre 2000 et 2009, le nombre de diabétiques en France a presque doublé.

- entre 1997 et 2009, la proportion d'obèses est passée de 8,5% à 14,5%

- en 2009, un enfant sur 6 est en surpoids (1/3 aux USA)

 

Le surpoids pourrait n'être qu'un problème esthétique...


Mais en réalité, il est d'abord un problème de santé publique, et par delà, il s'avère un problème politique, au sens le plus large du terme.

 

Car nos sociétés occidentales n'ont pas basculé dans le surpoids de manière fortuite.
La courbe exponentielle de l'IMC des américains, des européens, et de tous les pays en voie de développement, ne doit rien au hasard, et fort peu, quoi qu'on en dise, à des travers individuels (manque de volonté, défaut d'éducation).


En réalité, l'engraissement généralisé de certaines populations est la résultante de choix économiques fondés sur une doctrine court termiste de maximisation des profits, rendue possible par la bienveillance d'institutions plus sensibles à certains enjeux électoraux, qu'à la défense de l'intérêt général.

 

Protéger les bénéfices industriels permet certes, à brève échéance, et à moindre coût, de sauvegarder des emplois et d'équilibrer la balance commerciale...


Mais à moyenne échéance, la facture risque d'être diablement "salée" en termes de dépenses de santé, et de manque à gagner divers...

 

Car un obèse,  au delà d'être un "gros", est surtout un malade,

Un individu en butte à diverses pathologies, plus ou moins invalidantes, qui diminuent son espérance de vie meis avant cela, et parfois durant de nombreuses années, s'avèrent extrêmement coûteuses à la collectivité en raison des traitements médicaux et/ou des différents aménagements de vie requis.

 

Privatisation des profits et mutualisation des pertes...


Dans ce domaine comme ailleurs, la logique libérale appuyée par des stratégies de communication redoutablement efficaces, a organisé, dans l'indifférence quasi-générale, le sacrifice de l'humain et de son environnement, sur l'autel du veau d'or.

C'est ce que nous explique le passionnant documentaire de Philippe Borrel, intitulé Alerte dans nos assiettes (90 minutes).

 

 

 

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visionner l'épisode 1

visionner l'épisode 2

visionner l'épisode 3

visionner l'épisode 4

visionner l'épisode 5

 

 

 

 

C'est un de ces grands débats de société que l'on aurait aimé voir traités durant la campagne présidentielle... mais il s'agit là de problèmes qui appellent à penser sur d'autres échelles de temps, et demandent à avoir d'autres capacités de vision stratégique...

 

 

 


Par Sonja Flusin - Publié dans : Stratégies de com' - Communauté : Les blogs citoyens
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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 10:38

Le débat d'entre-deux tours, c'est l'épreuve reine de l'élection présidentielle française.

Celle qui annonce l'apothéose ou la débandade.

Celle qui initie l'heure de gloire ou de mise au pilori.

 

La légende veut qu'on y fasse ou défasse un président.

La réalité des chiffres tend à être plus nuancée...

Disons que c'est un hakka policé, qui ne déroge pas à sa fonction ontologique : impressionner l'adversaire et sapper sa confiance afin de le tuer psychologiquement, pour mieux assurer son éradication physique ultérieure.

 

Donc mercredi, nous avons eu notre "grand débat".


Chacun avait sorti ses muscles, poli ses phrases, mentalisé ses chiffres.

La foule attendait un duel sanglant.

Les commentateurs espéraient des retournements spectaculaires.

Les conseillers en communication jouaient leur place et leur carrière... (enfin, non... on est en France quand même, je vous le rappelle...)

 
Bref, la tension était à son comble, et Rocky Balboa, à côté c'était de la bluette...

 

 

 

 

 

Et puis, ça c'est fini.


Chacun a compté ses points.

Et on a tenté de trouver un vainqueur, un vaincu... un truc qui justifierait d'avoir à ce point fait monter la sauce durant 10 jours et monopolisé l'ensemble des médias comme aux temps anciens de l'ORTF :

 

"Mesdames et Messieurs, vous avez assisté ce soir au plus long débat de l'histoire de la Vème République: des prétendants tendus comme jamais, une audience phénoménale, un nombre de twitts pulvérisant tous les records, des chiffres par dizaines, des caméras réglées au millimètre, un studio à température idéalement idéale, des journalistes virtuoses...

Mesdames et Messieurs, ce soir était un grand soir et VOUS, avez pu y participer, vous, Public des quatre coins de l'hexagone !

Soyez heureux, soyez ravis,

et louez le Général de Gaulle, sans qui rien de tout cela n'aurait pu advenir !"

 

 

 

Hum... en communication,  comme dans tous les domaines, il y a deux ou trois principes de base... l'un d'eux est que "plus le produit est faible, plus le bruit doit être fort" (je ne citerai pas mes sources, j'ai une famille à nourrir et aucune envie de finir mes jours dans la jungle guatémaltèque).

 

 

 

 

La réalité de tout cela, on la sentait bien le lendemain : joli spectacle certes, belle passe d'armes, mais pour ce qui en est des réponses à nos questions existentielles : peanuts !

 

Je suis rarement d'accord avec Dominique Seux, l'éditorialiste éco de droite de France Inter, mais ce qu'il en disait jeudi matin m'a semblé, pour une fois, frappé du bon sens :

" On n'a rien entendu sur la mutation en cours dans les équilibres entre l'Europe et le reste du monde, rien sur l'avenir industriel de la France, rien sur le devenir de notre agriculture.

Trois enjeux pourtant majeurs, dans les cinq années à venir !"

 

... des chiffres pourtant...

137, paraît-il...

certains avancent même le chiffre extravagant de 139 !


Et cependant, a émergé très vite ce sentiment assez partagé, qu'aucun des deux prétendants à la mandature suprême, n'avait parlé de ce qui faisait la réalité quotidienne des gens de notre pays...


On avait eu des discours de techhnocrates... mais pas des paroles "d'élus du peuple"...

 

Insinuante amertume qui succède aux dialogues de sourds...

 

Désappointement doublé du sentiment, plus que jamais prégnant, que de part et d'autre, tout n'était que mensonge : comme une contamination généralisée de l'effet hakka...


Comme si la mise en scène qui devait magnifier le discours était devenue un masque trop visible qui  avait travesti, pour finalement décrédibiliser,  les paroles ET leur porte-paroles.


Il n'est d'ailleurs pas anodin que la star de la soirée ait  été la TimeLine du Veritomètre, cette cellule de "vérification des données" animée par OWNI.fr et I>Télé

 

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(voir : #LeVeritometre sur Twitter ou leur page Facebook)

 

 

 

 

 

En réalité, ce dernier débat et l'incertitude qui, jusqu'à la dernière minute va planer sur l'issue de ce scrutin, dit combien la divergence est importante pour nombre de nos concitoyens, entre leurs attentes, et les pratiques des responsables politiques. 

 

Alors que depuis 2008, le monde a radicalement changé, les élites de ce pays semblent toujours aveugles et sourdes aux nouvelles exigences éthiques que revendiquent environ 30% de la population (enquête sur les Cultural Creatives en France menée sous le regard de JP Worms en 2009).

Or, faut-il rappeler que 30% est, en statistique, ce que l'on nomme communément le niveau du "point de bascule" ? c'est à dire, la proportion à partir de laquelle un changement significatif s'opère dans le groupe où il est observé...

 

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 Présentation amusée du "point de bascule"  et de son rôle en politique

 

 


 

Que sont ces nouvelles "exigences éthiques" ?


A mon sens il en est trois principales (ceux qui me connaissent vont trouver que je me répète beaucoup, et je m'en excuse d'avance... mais  il n'est de bonne pédagogie sans procédé itératif...) :

- l'authenticité, dans l'image que l'on propose de soi

- la transparence, dans les rapports que l'on établit aux autres

- la responsabilité, face aux actes et discours posés, que ce soit dans la sphère publique ou privée.

 

Trois axes que notre e-civilisation a imposé, comme un ultime et désespéré contre pouvoir face à la puissance toujours croissante des experts ès manipulation qui ont fleuri sur le terreau des neuro-psychosciences et des NTIC*, tout au long du XXème siècle.

 

Trois pistes de "réforme" et de "changement" auxquelles devraient commencer à réfléchir très sérieusement les gouvernants - comme les managers et d'autres - s'ils ne veulent pas perdre bientôt totalement, et la confiance et le contact, avec ceux qui sont les "initiateurs des cultures de demain"...

 

D'ailleurs quand on y regarde de près, la plupart des critiques aujourd'hui formulées aux leaders, quels qu'ils soient, ont toutes ou presque, quelque chose à voir avec une mise en défaut vis à vis de l'une ou de plusieurs de ces exigences éthiques.


 

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A ce titre, il me semble qu'une émission comme Le Petit Journal, ne rencontre pas le succès que l'on sait par hasard... Mais que son audience est au contraire un symbole fort, de l'humeur ambiante et du "point de bascule éthique "que je crois actuellement en marche.

 

A l'image du "fou du roi" d'antan, et comme l'ont toujours fait les "satiristes" (à ne pas confondre avec les satyres. NDLR), l'émission animée par Yann Barthès nous invite à passer de l'autre côté du miroir des apparences polies, pour nous dévoiler le roi nu, et se poser en porte voix de cette frange importante de la population, qui demande plus que "du pain et des jeux".


... des électeurs, des citoyens, des anomymes (le mot est à la mode) qui représentent un tiers environ de la population, et qui attendent pour répondre au défis inédits de notre monde, des engagements citoyens autrement incarnés.

 

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Lire l'article de JM Charon paru dans le Nouvel Observateur

 

 

 

 

 

* NTIC: nouvelles technologies de l'information et de la communication

 

 

 


Par Sonja Flusin - Publié dans : Humeurs & Tendances - Communauté : humeurs critiques
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Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 10:36

 

 

C’est l’histoire d’un grand musée d’art moderne.

Un fleuron de l’architecture française, lancé à grand renfort de communication bruyante et de deniers publics

Un temple de la création post - moderne, offert aux regards éblouis de foules avides de connaissance et de beauté.

Une machine à fabriquer du rêve, pour balayer la morosité d’un quotidien désespérant…

 

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Le Centre Pompidou de Metz, un arbre-igloo poussé entre deux routes, quelque part sous le ciel bas de Lorraine.

… ou l’histoire mise  en espace, d’une formidable imposture…

 

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Des étendues infinies de verre et de murs blancs, d’escaliers, de portes fermées.

Pas de chauffage ou presque.

Pas de collection permanente.


Mais de « grands évènements », à l’image de ces deux  expositions que j’ai pu visiter en compagnie d’une petite centaine de visiteurs :


-   L’une, rassemblant des objets « design » dont la vacuité palpable ne semblait se racheter que par un degré extrême de laideur et de définitive inutilité.

 

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L’autre, présentant  les « fresques murales éphémères » (essentiel ce caractère éphémère paraît-il) conçues et théorisées par un professeur de mathématiques à la vocation sans doute contrariée, et ici exécutées avec une dévote application par une armée d’étudiants zélés, trop heureux de se faire les tâcherons disciplinés  (et gracieux)  de cette ode à la géométrie active.

 

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Oui, me direz-vous la critique est facile.

Oui, j’ai mauvais esprit.

Oui, sans aucun doute

... et sans le plus léger scrupule…

 

 

 

 

Mais ô combien moins soyez-en certains, que ces générations d’adolescents que des professeurs trop bien intentionnés vont faire défiler au creux du grand vaisseau immaculé, pour y découvrir ce qui serait "l’intime essence du beau absolu et le goût ineffable de la culture des gens instruits"…

 

Malheureux garçons et filles, venus parfois de loin, pour arpenter stylo en main ce haut lieu du rien… et qui n’ont que le rire obscène de leurs 15 ans pour résister au mépris affiché par cette élite auto – proclamée, qui leur hurle que la véritable beauté leur serait à jamais inaccessible sans la médiation de quelques ennuyeux, mystérieusement initiés aux arcanes du cœur et des frissons de l’âme.


Miroirs indisciplinés d’un théâtre d’ombres qui  exclut beaucoup plus qu’il n’inclut, quoi qu’en affiche le discours convenu de ces temples modernes de la « démocratie culturelle ».

 

 

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Jean Giraudoux écrivait en 1937 un Impromptu de Paris qui n’a certes pas fait date dans l’histoire du théâtre, mais qui présente le mérite immense de poser un regard subtil et exigeant sur l’art de la scène.

 

L’argument de sa pièce est simple : un député, chargé de décider de l’attribution  - ou non – d’une subvention, demande à la compagnie à qui cet argent public est destiné, de le convaincre de la pertinence d’une éventuelle dotation, au regard de l’intérêt général.

 

Le directeur de la troupe (incarné à l’origine par Louis Jouvet) y explique alors que si l’artiste, esthète et professionnel éclairé, apprécie par dessus tout le « grand texte », il est de son devoir de savoir tout représenter, et de mettre son art à tout savoir rendre pareillement aimable aux yeux et à l'oreille de son public.


Le seul impératif que pose Giraudoux, est que la mise en scène produise chez le spectateur cette émotion forte que les grecs appelaient « catharsis », et qu’il définit comme quelque chose qui « a passé sur les âmes froissées par la semaine comme le fer sur un linge ; elles sont toutes lisses… ».

 

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« Ceux qui veulent comprendre le théâtre, ne comprennent rien au théâtre », telle était la thèse de Giraudoux, ce dramaturge aujourd’hui souvent présenté comme un parangon de la culture élitiste et absconde.

 

 

 

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Sarah Bernhardt

 


 

Et je me prends moi aussi à rêver d’une culture subventionnée qui se donnerait pour vocation, pour maître étalon et pour ultime ambition, de promouvoir des créations face auxquelles nous nous sentirions tous également intelligents parce que tous également sensibles.


Un "art social" en somme...

 

 

 

 

 

Par Sonja Flusin - Publié dans : Humeurs & Tendances - Communauté : humeurs critiques
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